Indices par la couleur

Fleurs jaunes : trouver leur nom par le lieu, le mois et la forme

Un tableau des fleurs jaunes les plus courantes au jardin, dans les prés et sur les landes, de janvier à novembre, puis les sosies et les plantes toxiques.

Illustration de quatre plantes à fleurs jaunes : un pissenlit avec sa boule de graines, une renoncule rampante, un millepertuis et un rameau de forsythia en fleurs
Illustration (générée par IA, à titre indicatif)

En bref

Pour trouver le nom de fleurs jaunes, regardez d'abord le mois. En hiver, ce sont le jasmin d'hiver et le mimosa ; au début du printemps, le forsythia, la ficaire et la jonquille. D'avril à octobre, le pissenlit tient la pelouse ; de mai à septembre, le bouton d'or et le lotier les prés. En été, le séneçon de Jacob, toxique pour le bétail, borde routes et prairies.

  • Le mois élimine plus de candidates que la teinte : peu de fleurs jaunes fleurissent en janvier, beaucoup en juin.
  • La forme range ensuite la fleur : capitule de pissenlit, marguerite à cœur sombre, coupe vernie, papillon, trompette, pompon.
  • Séneçon de Jacob, renoncules, jonquille, genêt à balais et chélidoine figurent dans des listes de plantes toxiques.

Le jaune est la couleur la plus fréquente des fleurs de nos prés et de nos bords de route, et c'est justement pourquoi elle aide si peu à elle seule. Le mois et le lieu font le premier tri, la forme de la fleur le second. Le tableau ci-dessous rassemble vingt-cinq fleurs jaunes courantes en France, en Belgique et en Suisse. Les floraisons des plantes sauvages viennent de la Flore descriptive et illustrée de la France de l'abbé Coste, publiée sur Tela Botanica ; celles des plantes de jardin, du Plant Toolbox de NC State Extension.

Les fleurs jaunes les plus courantes, par lieu

Plante Floraison Forme Le signe qui la trahit
Au jardin
Jasmin d'hiver (Jasminum nudiflorum) janvier à février tube à six pétales fleurs jaune vif sans parfum, en plein hiver
Mimosa (Acacia dealbata) février à mars pompons têtes globuleuses odorantes, feuilles très finement divisées
Forsythia (Forsythia × intermedia) début du printemps cloche à quatre lobes arbuste couvert de fleurs avant les feuilles
Jonquille (Narcissus pseudonarcissus) printemps trompette une fleur par hampe, six pièces autour d'une trompette
Coréopsis verticillé (Coreopsis verticillata) mai à juillet marguerite huit rayons à bout lisse autour d'un cœur jaune
Coréopsis à grandes fleurs (Coreopsis grandiflora) fin du printemps à fin d'été marguerite rayons dentelés au bout (4 ou 5 dents)
Rudbeckia (Rudbeckia fulgida) été à automne marguerite 10 à 20 rayons jaune orangé autour d'un cœur brun pourpre
Tournesol (Helianthus annuus) été à automne marguerite géante têtes de 8 à 15 cm, gros disque brun noirâtre
Achillée jaune (Achillea filipendulina) été plateau bouquets plats jusqu'à 10 cm, tiges raides de 90 à 120 cm
Hémérocalle (Hemerocallis) printemps à été trompette chaque fleur, de 5 à 15 cm, ne dure qu'un jour
Dans la pelouse, les prés et au bord des routes
Pissenlit (Taraxacum officinale) avril à octobre capitule une tête par tige, rosette de feuilles découpées en dents
Porcelle enracinée (Hypochaeris radicata) mai à septembre capitule tiges ramifiées à petites écailles, feuilles rudes en rosette
Ficaire (Ficaria verna) mars à mai coupe à huit pétales feuilles luisantes et charnues, en cœur, en rosette
Tussilage (Tussilago farfara) mars à avril capitule fleurit avant les feuilles, tige cotonneuse couverte d'écailles
Primevère officinale (Primula veris) printemps entonnoir 10 à 30 petites fleurs penchées en bouquet au sommet de la tige
Bouton d'or (Ranunculus acris) mai à septembre coupe vernie à cinq pétales feuilles velues découpées en 3 à 5 lobes
Populage des marais (Caltha palustris) mars à juin coupe dorée pas de vrais pétales, grandes feuilles en cœur, prés humides
Lotier corniculé (Lotus corniculatus) mai à septembre papillon 3 à 6 fleurs au bout d'un pédoncule plus long que la feuille
Millepertuis perforé (Hypericum perforatum) juin à septembre étoile à cinq pétales pétales ponctués de noir, feuilles criblées de points transparents
Séneçon de Jacob (Jacobaea vulgaris) juin à août petite marguerite capitules de 1,5 à 2,5 cm à 12 à 15 ligules, en bouquet plat
Bouillon-blanc (Verbascum thapsus) juin à novembre épi épi très compact sur une tige robuste, feuilles épaisses prolongées sur la tige
Chélidoine (Chelidonium majus) mai à septembre petite coupe petites fleurs presque en ombelle, sur les vieux murs et les décombres
Sur les landes et les coteaux secs
Ajonc d'Europe (Ulex europaeus) février à juin papillon arbrisseau à épines robustes, landes de l'Ouest et du Centre
Genêt à balais (Cytisus scoparius) fin du printemps papillon arbuste, fleurs jaune d'or d'environ 2,5 cm
Genêt d'Espagne (Spartium junceum) mai à août papillon grandes fleurs odorantes en grappes, coteaux secs du Midi

Le deuxième indice qui tranche le plus vite

Une fois le mois et le lieu notés, la forme de la fleur range les fleurs jaunes en sept groupes.

  • Capitule de type pissenlit, fait uniquement de languettes : pissenlit, porcelle, tussilage. Regardez la tige : une seule tête sur une tige nue chez le pissenlit, des tiges ramifiées chez la porcelle, une tige couverte d'écailles chez le tussilage.
  • Marguerite, avec des rayons autour d'un cœur : coréopsis, rudbeckia, tournesol, séneçon. La couleur du cœur tranche : jaune chez le coréopsis, brun pourpre chez le rudbeckia.
  • Coupe brillante : bouton d'or, ficaire, populage. Comptez les pétales.
  • Fleur en papillon : lotier, genêts, ajonc. Touchez (avec précaution) : l'ajonc pique.
  • Trompette : jonquille, hémérocalle.
  • Pompon ou plateau : mimosa, achillée jaune.
  • Épi ou cloche : bouillon-blanc, forsythia, primevère.

Le port aide aussi : rosette au ras du sol (pissenlit, ficaire, primevère), arbuste (forsythia, genêts, ajonc), grande tige isolée (bouillon-blanc, tournesol). Pour filtrer à partir de ces critères, sans photo, utilisez notre outil pour reconnaître une fleur.

Les sosies jaunes et comment les séparer

Pissenlit, porcelle ou tussilage. Le pissenlit a des feuilles glabres en rosette, découpées en segments triangulaires, et une seule tête par tige ; Coste le donne en fleur d'avril à octobre. La porcelle enracinée a des feuilles rudes et poilues et des tiges qui se ramifient, garnies de petites écailles espacées. Le tussilage fleurit en mars et avril, avant ses feuilles, qui arrivent ensuite larges et en cœur, blanches et cotonneuses dessous.

Bouton d'or, ficaire ou populage. Trois coupes jaunes brillantes au printemps. Le bouton d'or a cinq pétales et des feuilles velues découpées comme une main. La ficaire a huit pétales et des feuilles luisantes en cœur, au ras du sol, de mars à mai. Le populage des marais, au bord de l'eau, n'a pas de pétales du tout : ce sont des sépales jaune doré, au-dessus de grandes feuilles en cœur arrondi.

Forsythia ou jasmin d'hiver. Deux arbustes jaunes sur bois nu. Le jasmin d'hiver fleurit en janvier et février, avec des fleurs à six pétales. Le forsythia arrive au début du printemps, avec des cloches à quatre lobes, sans parfum, sur le bois de l'année précédente.

Mimosa. Ses pompons jaunes et ses feuilles bipennées à 30 à 50 paires de folioles le rendent difficile à confondre. En Suisse, la fiche du canton de Vaud le classe parmi les espèces exotiques envahissantes dont la plantation et la vente sont interdites.

Genêt à balais, ajonc ou genêt d'Espagne. Trois buissons à fleurs en papillon. L'ajonc est armé d'épines robustes. Le genêt à balais fleurit de la fin du printemps au début de l'été. Le genêt d'Espagne pousse surtout sur les coteaux secs du Midi et porte de grandes fleurs odorantes en grappes, de mai à août.

Millepertuis ou séneçon de Jacob. Deux plantes d'été des talus. Le millepertuis perforé a des fleurs à cinq pétales ponctués de noir et des feuilles criblées de points transparents, visibles à contre-jour. Le séneçon de Jacob porte des capitules en bouquet plat et des feuilles profondément découpées.

Les fleurs jaunes toxiques

Plusieurs fleurs jaunes courantes figurent sur des listes de plantes toxiques. Nous rapportons ce que disent les sources, sans autre verdict.

  • Séneçon de Jacob : la monographie Vegetox de l'École vétérinaire de Toulouse le décrit comme toxique pour le foie, surtout chez le cheval et les bovins, et toxique même sec, dans le foin ou l'ensilage.
  • Renoncules, dont le bouton d'or : listées comme toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux par l'ASPCA ; Coste dit la renoncule âcre « vénéneuse ».
  • Jonquille et narcisses : listés comme toxiques pour les chiens, les chats et les chevaux par l'ASPCA ; NC State Extension précise que le bulbe est la partie la plus toxique.
  • Genêt à balais : classé très toxique par NC State Extension, qui le dit potentiellement mortel en cas d'ingestion.
  • Chélidoine : NC State Extension signale une sève très irritante pour la peau et les yeux.

Les végétaux sont en cause dans 5 % des intoxications recensées par les centres antipoison. En cas d'ingestion : pour une personne, appelez un centre antipoison, ou le 15 ou le 112 en cas de détresse vitale. Pour un animal, appelez votre vétérinaire ou le centre antipoison vétérinaire CNITV : 04 78 87 10 40. En Belgique, Centre Antipoisons : 070 245 245 ; en Suisse, Tox Info Suisse : 145.

Quant aux fleurs jaunes dites comestibles, ce site ne donne aucun conseil de comestibilité.

Une photo pour trancher

Quand le tableau laisse plusieurs candidates, une photo nette tranche souvent. Plant Identifier, gratuit à télécharger sur iPhone, nomme une plante à partir d'une seule photo, prise sur le moment ou tirée de la photothèque. Pour une fleur jaune de pré, photographiez la fleur de face, puis la tige et les feuilles du bas : c'est souvent là que se séparent pissenlit et porcelle, ou séneçon et millepertuis. La réponse donne le nom commun et le nom scientifique ; il faut une connexion internet.

Si vous avez des chevaux ou des moutons, l'outil Toxicologie de Plant Identifier rédige des notes pour les personnes, les chiens et les chats ; pour le bétail, votre vétérinaire reste la référence. Pour une fleur jaune dans le gazon, notre guide des mauvaises herbes de la pelouse prend le relais, et pour les autres couleurs des prés, celui des fleurs des champs. Les fleurs violettes ont leur propre tableau par lieu.

Ce qu'une photo ne permet pas de trancher

  • Les fleurs jaunes des Astéracées (pissenlit, porcelle, épervières, crépides) se ressemblent beaucoup ; une photo de la seule fleur, vue de dessus, ne suffit souvent pas.
  • Les cultivars de jardin (coréopsis, hémérocalles, rudbeckias) se distinguent mal entre eux sur une photo ; l'espèce est plus sûre que la variété.
  • Aucune appli ne dit si une fleur se mange : ne décidez jamais de cela à partir d'une photo.

Questions fréquentes

Quelles sont ces fleurs jaunes qui envahissent la pelouse ?

D'avril à octobre, le pissenlit, une fleur par tige au-dessus d'une rosette de feuilles découpées. De mai à septembre, la porcelle enracinée, aux tiges ramifiées et aux feuilles rudes, et le bouton d'or. De mars à mai, la ficaire, aux feuilles luisantes en cœur et aux fleurs à huit pétales.

Quelles fleurs jaunes fleurissent en hiver ?

Le jasmin d'hiver ouvre ses fleurs à six pétales, sans parfum, en janvier et février. Le mimosa porte ses pompons jaunes et odorants en février et mars, selon la fiche du canton de Vaud. La forme suffit à les séparer.

Quelles fleurs jaunes sont toxiques pour les chevaux ?

Le séneçon de Jacob est le cas le plus connu : Vegetox, la base de l'École vétérinaire de Toulouse, décrit une toxicité pour le foie, surtout chez le cheval et les bovins, qui persiste dans le foin. L'ASPCA liste aussi les renoncules comme toxiques pour les chevaux. Appelez votre vétérinaire en cas de doute.

Quelle fleur jaune ressemble à une marguerite ?

Au jardin, le coréopsis, à cœur jaune, et le rudbeckia, à cœur brun pourpre. Dans les prés, le séneçon de Jacob porte de petits capitules de 1,5 à 2,5 cm à 12 à 15 ligules, groupés en bouquet plat.

Sources

  1. Taraxacum officinale (fiche eFlore, texte de la Flore de Coste) — Tela Botanica
  2. Hypericum perforatum L. (fiche eFlore, texte de la Flore de Coste) — Tela Botanica
  3. Monographie Séneçon de Jacob — Vegetox, École nationale vétérinaire de Toulouse
  4. Fiche F3-28 Mimosa blanchâtre : description — Canton de Vaud
  5. Forsythia x intermedia (Border Forsythia) — NC State Extension, Plant Toolbox
  6. Cytisus scoparius (Scotch Broom) — NC State Extension, Plant Toolbox
  7. Buttercup (Ranunculus spp.) — ASPCA Animal Poison Control Center
  8. Plantes — Association des centres antipoison et de toxicovigilance

Mis à jour le · Rédigé par l'équipe Plant Identifier · Notre méthode de rédaction

Publié le

Cette page donne des informations générales pour reconnaître les plantes. Ne décidez jamais d'après une page ou une application si une plante est comestible, sans danger au toucher ou pour les enfants et les animaux : demandez à un médecin, à un vétérinaire ou à un centre antipoison.